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Languedoc-Roussillon : attention aux nécroses cutanées

publié le : 17 juillet 2015

Trois cas de nécroses cutanées ont été signalés après morsure par une araignée (Récluse brune, Loxosceles rufescens):

consulter l’article de la Dépêche du midi

 

nécrose récluse.jpeg

 

Le venin de la recluse brune contient de la sphingomyélinase D, une enzyme apparemment responsable de l’activation des neutrophiles. Quoique la douleur soit moindre que dans les cas de morsures infligées par une veuve noire, la relâche de cytokines pro-inflammatoires peut également causer une douleur intense. Un érythème, suivi d’une nécrose centrale, se forme dans approximativement 40 % des cas de morsures, et cette nécrose laisse une cicatrice dans 13 % des cas. Les manifestations systémiques sont rares, mais certains patients peuvent développer une coagulopathie, de l’hémolyse et un érythème ressemblant à la rougeole.

Même si les cas de morsures infligées par une recluse brune sont rares, les conséquences pour la santé peuvent être importantes si un patient présente une toxicité sévère. Les traitements de soutien (tels le nettoyage de la plaie, l’application de glace, la prise d’anti-inflammatoires, l’administration de prophylaxie antitétanique et l’usage de l’antibiothérapie dans les cas de suspicion d’infection ou de plaies déchiquetées) ne doivent pas être négligés.

 

 

 

source: La Dépêche du Midi, Midi libre, Institut national de santé publique du Québec.